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Amanit, T1, T2 et T3, Lucie Delarue-Mardrus - roman populaire, La Petite Illustration Roman N°190, N°191 et 192 1929

Amanit, tome 1, tome 2 et tome 3, Lucie Delarue-Mardrus - roman - illustrations de Decaris - 

La Petite Illustration, Roman, n°190 du  6 avril  1929, N°191 du 13 avril 1929,  et n°192 du 20 avril 1929.

Tome 1 : Prologue : "Charles-Etienne, le fils unique de Jean Masserand, venait d'annoncer aux uns et aux autres ses fiançailles avec Geneviève Le Rieux. Cela n'étonnait pas, car les deux jeunes gens s'aimaient depuis l'enfance. Le brouhaha de la soirée grandissait parmi le mobilier démodé de cet appartement où l'académicien vivait depuis vingt ans, où sa femme était morte, où son fils avait grandi, studieux adolescent sachant à peine qu'il était beau. Les invités, dans trois pièces trop petites et surchauffées par les salamandres, commentaient ces fiançailles. 

La porte s'ouvrit pour une grande jeune femme. Elle ne posa sur personne ses yeux en amande. D'émail noir et blanc, ils avaient un regard qui ne pouvait pas ne pas donner le frisson. On ne voyait d'abord qu'eux, énigme indéchiffrable. Dans un teint d'une pâleur olivâtre, des traits bien balancés, un nez court, une bouche épaisse et pourpre, le tout sans aucun fard, s'entouraient de boucles naturelles trop longues pour la mode, cheveux à reflets bleus près des tempes. Cette tête de musée était, sur un cou flexible, supportée par un corps mince aux hanches, large aux épaules, lequel, sous la divine robe d'or, devait être une lisse, brune et glissante anguille. 

Elle passa, cherchant son hôtel. Derrière elle, un unique murmure : - Que est-ce ? Qui est-ce ? 

Jean Masserand, entouré, dans le fond, d'un cercle d'admirateurs acharnés à le faire briller malgré sa charmante modestie coutumière, cligna ses doux yeux bleus sur l'apparition dirigée vers lui. 

- Oh ! la princesse Antimidès ! s'écria-t-il les mains tendues." 

Editons L'Illustration 1929 #Lucie Delarue-Mandrus, #roman populaire 1920, #romans en feuilletons, #critique littéraire 1920, #La Petite Illustration, #revues théâtre,  #L'Illustration, 

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Amanit, tome 1, tome 2 et tome 3, Lucie Delarue-Mardrus - roman - illustrations de Decaris - 

La Petite Illustration, Roman, n°190 du  6 avril  1929, N°191 du 13 avril 1929,  et n°192 du 20 avril 1929.

Tome 1 : Prologue : "Charles-Etienne, le fils unique de Jean Masserand, venait d'annoncer aux uns et aux autres ses fiançailles avec Geneviève Le Rieux. Cela n'étonnait pas, car les deux jeunes gens s'aimaient depuis l'enfance. Le brouhaha de la soirée grandissait parmi le mobilier démodé de cet appartement où l'académicien vivait depuis vingt ans, où sa femme était morte, où son fils avait grandi, studieux adolescent sachant à peine qu'il était beau. Les invités, dans trois pièces trop petites et surchauffées par les salamandres, commentaient ces fiançailles. 

La porte s'ouvrit pour une grande jeune femme. Elle ne posa sur personne ses yeux en amande. D'émail noir et blanc, ils avaient un regard qui ne pouvait pas ne pas donner le frisson. On ne voyait d'abord qu'eux, énigme indéchiffrable. Dans un teint d'une pâleur olivâtre, des traits bien balancés, un nez court, une bouche épaisse et pourpre, le tout sans aucun fard, s'entouraient de boucles naturelles trop longues pour la mode, cheveux à reflets bleus près des tempes. Cette tête de musée était, sur un cou flexible, supportée par un corps mince aux hanches, large aux épaules, lequel, sous la divine robe d'or, devait être une lisse, brune et glissante anguille. 

Elle passa, cherchant son hôtel. Derrière elle, un unique murmure : - Que est-ce ? Qui est-ce ? 

Jean Masserand, entouré, dans le fond, d'un cercle d'admirateurs acharnés à le faire briller malgré sa charmante modestie coutumière, cligna ses doux yeux bleus sur l'apparition dirigée vers lui. 

- Oh ! la princesse Antimidès ! s'écria-t-il les mains tendues." 

Tome 2 : "Le Caire européen, dès qu'on y met les pieds, se révèle de luxe et de plaisir. Une paresse heureuse traîne avec la chaleur entre les palaces blancs et les immeubles modernes qui, peu à peu, se substituent à cette ville islamique, couleur de terre cuite, si bien appropriée jadis à l'indigo du ciel et au feu du soleil. 

Parmi les attentas de plus en plus graves du progrès, vandale international, il est juste de reconnaître que, parfois, l'effort de certains contemporains s'évertue à remplacer la beauté démolie par de la beauté neuve. Un hôtel comme celui d'Héliopolis, par exemple, qui tient, cela va de soi, de la mosquée et du temps d'Isis, n'est pas dénué de raffinement et de magnificence. 

Ce fut là qu'Antigone Antinidès décida de séjourner pendant les trois jours qu'elle daignait accorder au Caire."

Tome 3 : "De nouveau, le livre s'orientait du côté sensationnel. Toutes sortes de meubles, objets, vases sacrés, lampes, ex-voto, instruments  de musique dont personne n'avait encore vu les modèles dans les musées allaient illustrer les pages de Charles-Etienne. Les décrire sans en montrer les reproductions eût été folie. En matière de documentation, qui ne prouve pas est taxé d'imposture. Parallèlement, les inscriptions des pierres, les caractères des papyrus figureraient dans l'ouvrage. Les commentaires du jeune Masserand appuyant de telles images, les expliquant comme la princesse avait expliqué chacune des merveilles inconnues de sa crypte, quel émoi dans le monde savant !

- Ah ! comme c'est dommage qu'elle ne soit plus là pour achever de nous éclairer ! soupirait Charles-Etienne. Il restait tant de choses sur lesquelles elle n'avait encore rien dit !

- Oui..; répondait Geneviève songeuse.

Ils gardaient le secret absolu de leur travail. Jean Masserand lui-même était exclu de leur livre mystérieux. Ces photographies, ils ne voulaient pas les montrer, ne voulaient même pas que quelqu'un en dehors d'eux connût leur existence. Le problème était de les faire reproduire lorsque le moment serait venu. 

- Nous trouverons ! déclarait Geneviève. 

Et, parce qu'elle l'affirmait, Charlet en était sûr.."

La Petite Illustration, revue hebdomadaire publiant des pièces nouvelles jouées dans les théâtres de Paris, des romans inédits, des critiques littéraires et dramatiques, des poèmes et des études cinématographiques, et adressée aux seuls souscripteurs de l'Illustration.

Avec trois pages consacrées à La Vie Littéraire en 1929 :  Restons jeunes ; le manuscrit de la cinquantaine ; Du manuscrit à l'édition - les livres nouveaux

Editons L'Illustration 1929 #Lucie Delarue-Mandrus, #roman populaire 1920, #romans en feuilletons, #critique littéraire 1920, #La Petite Illustration, #revues théâtre,  #L'Illustration, 

Description : 3 livrets brochés agrafés 48 pages,  format 30 cm x 20 cm. tome 2 état correct ;  Tome 3  état correct, petites taches sur la couverture ; Tome 1 couverture tachée.

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