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L'avoué disparu, histoire irlandaise, T1 et T2, George Birmingham - roman populaire, La Petite Illustration Roman 296 297 1933
L'avoué disparu, histoire irlandaise, Tomes 1 et 2, George A. Birmingham - illustré par Georges Leroux -
La Petite Illustration, Roman, n°296 du 9 septembre 1933 et n°297 du 16 septembre 1933.
Chapitre 1. "La vie n'est pas rose en Irlande pour un juge de paix résidant à une époque aussi troublée que cette année 1920 où nous sommes. (...)
Cependant, j'aurais tort de me plaindre. Bien d'autres juges résidants m'envieraient mon bonheur. Ballyovie est le centre d'un des districts les plus calmes qu'il y ait dans tout le pays. Jusqu'au jour où Tom Torrenson vint à disparaître, nous n'y connaissions aucun sujet d'alarme. On n'y avait pas tué un seul policeman, attaqué une seule caserne, dressé une seule embuscade ; personne n'y avait volé le sac d'un facteur ou brulé un bureau des contributions. A peine nous aurions-nous douté que nous habitions une république en état de guerre avec la Grande-Bretagne si le drapeau jaune, vert et blanc n'avait flotté sur la ville, et sil a police nouvelle n'avait fourmillé dans nos rues. (...).
Chose encore plus fâcheuse, il nous est impossible, depuis le dernier automne, de rien expédier par chemin de fer. Mais ceci, nous le devons à l'autre gouvernement, au républicain. Il s'oppose au transport des munitions de guerre, et le personnel des trains donne à l'expression "munitions de guerre" le sens le plus large. Ainsi refuse-t-il de transporter à Ballyovie un petit colis de bulbes qui me sont envoyés de Hollande. Ce devrait être pourtant une une chose toute simple, même pour un membre de l'Union nationale des cheminots, que de distinguer entre un oignon de bégonia et une grenade."
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L'avoué disparu, histoire irlandaise, Tomes 1 et 2, George A. Birmingham - illustré par Georges Leroux -
La Petite Illustration, Roman, n°296 du 9 septembre 1933 et n°297 du 16 septembre 1933.
Chapitre 1. "La vie n'est pas rose en Irlande pour un juge de paix résidant à une époque aussi troublée que cette année 1920 où nous sommes. Si je ne devais prendre ma retraite l'an prochain avec une pension des plus modiques, je me démettrais tout de suite de ma charge et laisserais à mon successeur le soin de se débrouiller la première fois qu'à Ballyovie se produirait une autre disparition.
Cependant, j'aurais tort de me plaindre. Bien d'autres juges résidants m'envieraient mon bonheur. Ballyovie est le centre d'un des districts les plus calmes qu'il y ait dans tout le pays. Jusqu'au jour où Tom Torrenson vint à disparaître, nous n'y connaissions aucun sujet d'alarme. On n'y avait pas tué un seul policeman, attaqué une seule caserne, dressé une seule embuscade ; personne n'y avait volé le sac d'un facteur ou brulé un bureau des contributions. A peine nous aurions-nous douté que nous habitions une république en état de guerre avec la Grande-Bretagne si le drapeau jaune, vert et blanc n'avait flotté sur la ville, et sil a police nouvelle n'avait fourmillé dans nos rues.
Je les aime peu, ces policiers nouveaux, ces "Noirs-et-Beiges", comme on les appelle. Ce sont, j'en ai la certitude, des hommes braves et dévoués : du moins le Secrétaire en chef l'a-t-il proclamé au parlement il y a une semaine, et l'on n'a pas à suspecter la parole d'un Secrétaire en chef. mais leurs manières, et c'est le seul reproche que je leur fasse, manquent de cette dignité, de cette quiétude, de cette mansuétude que nous admirons tant chez les constables royaux irlandais.
Outre les manières de la police, il y a quelques inconvénients secondaires dont nous avons à nous accommoder : par exemple, l'ennui de ne pouvoir, pendant le jour, franchir en auto une distance supérieure à 20 milles, et même de ne pouvoir faire un seul mille, après 8 heures du soir, sans un permis spécial. Cela, par la volonté du gouvernement britannique, du gouvernement impérial. Et, quoique personnellement j'aie l'autorisation de circuler jusqu'à minuit sur les routes, je ressens l'atteinte portée à la liberté publique.
Chose encore plus fâcheuse, il nous est impossible, depuis le dernier automne, de rien expédier par chemin de fer. Mais ceci, nous le devons à l'autre gouvernement, au républicain. Il s'oppose au transport des munitions de guerre, et le personnel des trains donne à l'expression "munitions de guerre" le sens le plus large. Ainsi refuse-t-il de transporter à Ballyovie un petit colis de bulbes qui me sont envoyés de Hollande. Ce devrait être pourtant une une chose toute simple, même pour un membre de l'Union nationale des cheminots, que de distinguer entre un oignon de bégonia et une grenade."
Avec trois pages consacrées à La Vie Littéraire en 1933 : l'assistance sociale chez les insectes ; Le bandit ; les livres nouveaux.
La Petite Illustration, revue hebdomadaire publiant des pièces de théâtre et des romans inédits, et adressée aux seuls souscripteurs de l'Illustration.
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Description : livret broché agrafé, 24 pages, format 30 cm x 20 cm. bon état