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Les trois Grâces, Georges Rivollet - chronique du Premier Empire, roman populaire, La Petite Illustration Roman n°102 1925

Les trois Grâces, pages d'une chronique romanesque du Premier Empire, de Georges Rivollet -  illustré par Georges Scott - 

La Petite Illustration, Roman, n°102 du 27 juin 1925.

Monseigneur Célestin : "L'antique petite cité de M.. est l'une des plus jolies de l'Ile-de-France et peut-être l'une des plus curieuses, bien qu'elle ne soit qu'à' dix lieux de Paris. C'est aussi l'une des moins connues des Parisiens, pour qui elle a le tort d'être trop près.  (...)

C'est là qu'en 1809, au soir d'une existence déjà longue, le bon évêque Doublet, appelé après le Concordat au siège de M..., goûtait depuis sept années la douceur d'un repos mérité, et désormais à l'abri, sous l'égide de Napoléon le Grand, des bienfaits désordonnés de la liberté. Car, tout en gardant à celle-ci, dans son cœur, l'amitié raisonnable que lui doivent les vrais sages, il conservait aussi la mémoire de la manière dont M. de Robespierre et ses amis l'avaient entendu. Simple prêtre, aumônier avant la Révolution des Dames bénédictines de la rue Saint-Louis-au-Marais, il avait, sous la Terreur, à Paris, failli payer de sa tête le périlleux honneur d'être demeuré sourd à l'invitation de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Emprisonné, puis désigné pour la mort par l'accusateur public, il n'avait dû son salut qu'à la supercherie héroïque d'un jeune émigré, son compagnon de cellule, lequel, le matin du jour fatal, s'était, sans le dire, substitué à lui."

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Description

Les trois Grâces, pages d'une chronique romanesque du Premier Empire, de Georges Rivollet -  illustré par Georges Scott - 

La Petite Illustration, Roman, n°102 du 27 juin 1925.

Monseigneur Célestin : "L'antique petite cité de M.. est l'une des plus jolies de l'Ile-de-France et peut-être l'une des plus curieuses, bien qu'elle ne soit qu'à' dix lieux de Paris. C'est aussi l'une des moins connues des Parisiens, pour qui elle a le tort d'être trop près. Elle ne semble pas d'ailleurs désireuse de plus de notoriété. perchée au sommet d'un coteau en pente douce, au centre d'une vallée riante, elle oppose à l'invasion des gens et des choses une ceinture de vieux remparts ruinés et pacifiques, qui sont devenus des jardins. Elle en émerge comme d'une corbeille. De la route on aperçoit des maisons grises, dont quelques-unes à pignon des toits moussus à tuiles brunes, parfois séparés par des touffes de verdure ou, par endroits, pressés les uns contre les autres, comme des moutons à l'étable. On devine les rues étroites et paisibles aux passants rares, les petites places silencieuses, la promenade plantée d'arbres centenaires, presque toujours déserte, et l'immobilité, mélancolique pour le visiteur d'un jour mais chère aux habitants de la vie provinciale.

Bien que la ville ne soit pas grande, à l'heure de l'Angélus, de nombreuses cloches de paroisses ou de couvents tintent, çà et là, dans les faubourgs ; et dans le quartier du centre, pareille au berger du troupeau, une vieille église aux dimensions de cathédrale, dominant tous les autres édifices, dresse sa tour gothique vers le ciel. Car cette ville, ce bourg plutôt, de trois mille âmes s'honore d'être la résidence d'un évêque et le chef-lieu d'un diocèse dont l'étendue, à la vérité, en dépasse guère celle d'une grande paroisse parisienne, mais que son antiquité vénérable - la tradition est qu'il fut institué dès le troisième siècle par saint Pulcher - a toujours préservé d'être supprimé. (...)

C'est là qu'en 1809, au soir d'une existence déjà longue, le bon évêque Doublet, appelé après le Concordat au siège de M..., goûtait depuis sept années la douceur d'un repos mérité, et désormais à l'abri, sous l'égide de Napoléon le Grand, des bienfaits désordonnés de la liberté. Car, tout en gardant à celle-ci, dans son cœur, l'amitié raisonnable que lui doivent les vrais sages, il conservait aussi la mémoire de la manière dont M. de Robespierre et ses amis l'avaient entendu. Simple prêtre, aumônier avant la Révolution des Dames bénédictines de la rue Saint-Louis-au-Marais, il avait, sous la Terreur, à Paris, failli payer de sa tête le périlleux honneur d'être demeuré sourd à l'invitation de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Emprisonné, puis désigné pour la mort par l'accusateur public, il n'avait dû son salut qu'à la supercherie héroïque d'un jeune émigré, son compagnon de cellule, lequel, le matin du jour fatal, s'était, sans le dire, substitué à lui."

Avec trois pages consacrées à La Vie Littéraire en 1925 :   Comment on devient écrivain ; les livres nouveaux.

La Petite Illustration, revue hebdomadaire publiant les pièces nouvelles jouées dans les théâtres de Paris, des romans inédits, et des critiques littéraires et dramatiques, et adressée aux seuls souscripteurs de l'Illustration.

Editons L'Illustration 1925. #Georges Rivollet, #Premier Empire, #roman historique,  #roman populaire 1920, #romans en feuilletons, #critique littéraire 1920, #La Petite Illustration Roman, #revues théâtre,  #L'Illustration, 

Description : livret broché agrafé, 32 pages, format 30 cm x 20 cm. état moyen, quelques petites rousseurs à l'intérieur, couverture avec rousseurs.

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