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L'herbe d'amour, T2 et T3, Raymond Escholier - roman populaire, La Petite Illustration Roman N° 238 et N°239 1931

L'herbe d'amour, tome 2 et tome 3, Raymond Escholier  - illustrations de Pierre Lissac.

La Petite Illustration, Roman,  n°238 du 25 avril 1931 et n°239 du 2 mai 1931.

Tome 2 : "Mars. Le soir même, quand nous apportons le lait, il est encore question du mélèze abattu. Monsieur le donne pour le brûler aux trois feux de la métairie. 

- Je le pleure, soupire Mademoiselle. Il dominait tous les autres, comme un vert clocher, et il portait aussi une petite croix à sa cime. Quand j'avais par hasard quitté Mazerolles et que je revenais, je le voyais, lui, le premier, de très loin. Au moindre souffle d'air, il me faisait signe, et aussitôt des cloches joyeuses sonnaient un carillon dans mon cœur.

- Allez, allez, fait la nourrice, il y a des pertes plus grandes.

- Justement, dit Mama Jouane, une brebis a failli mourir hier en agnelant.

- Hé ! Hé ! reprend la nourrice toujours bourrue, si la brebis était morte, il aurait fallu s'ne consoler et dire : "Bêtes ne sont que bêtes..." Maintenant, Jouane, je vous fais lumière, ce qui signifie : "Allez-vous-en!"

*

Notre cuisine est pleine d'une odeur d'encens. C'est le mélèze qui brûle dans la cheminée. Miquel l'a ébranché, refendu, débité. Il lançait la grande hache à toute volée pour montrer sa force; mais Mademoiselle s'est enfuie : il lui semblait qu'on touchait ses bras et ses jambes."

Editons L'Illustration 1931. #Raymond Escholier, #roman populaire 1930, #romans en feuilletons, #critique littéraire 1930, #La Petite Illustration,  #L'Illustration, 

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Description

L'herbe d'amour, tome 2 et tome 3, Raymond Escholier  - illustrations de Pierre Lissac.

La Petite Illustration, Roman,  n°238 du 25 avril 1931 et n°239 du 2 mai 1931.

Tome 2 : Mars. Le soir même, quand nous apportons le lait, il est encore question du mélèze abattu. Monsieur le donne pour le brûler aux trois feux de la métairie. 

- Je le pleure, soupire Mademoiselle. Il dominait tous les autres, comme un vert clocher, et il portait aussi une petite croix à sa cime. Quand j'avais par hasard quitté Mazerolles et que je revenais, je le voyais, lui, le premier, de très loin. Au moindre souffle d'air, il me faisait signe, et aussitôt des cloches joyeuses sonnaient un carillon dans mon cœur.

- Allez, allez, fait la nourrice, il y a des pertes plus grandes.

- Justement, dit Mama Jouane, une brebis a failli mourir hier en agnelant.

- Hé ! Hé ! reprend la nourrice toujours bourrue, si la brebis était morte, il aurait fallu s'ne consoler et dire : "Bêtes ne sont que bêtes..." Maintenant, Jouane, je vous fais lumière, ce qui signifie : "Allez-vous-en!"

*

Notre cuisine est pleine d'une odeur d'encens. C'est le mélèze qui brûle dans la cheminée. Miquel l'a ébranché, refendu, débité. Il lançait la grande hache à toute volée pour montrer sa force; mais Mademoiselle s'est enfuie : il lui semblait qu'on touchait ses bras et ses jambes."

**

Tome 3 : Juillet. La belle grande chambre, préparée pour M. Sylvère, le soir de l'accident, est devenue sa chambre, car maintenant il lui arrive de rester coucher ici.

Après le souper, Monsieur fume un peu dehors, puis il rentre en disant : "Je vais revoir mes plans", et il s'installe devant la longue table sur laquelle a si souvent roulé, en faisant : tac-tac, la machine à couper les épis.

M. Sylvère emmène les dames au "concert des grenouilles", et tous trois restent souvent assez tard dehors.

Je me suis aperçue qu'ils étaient épiés.

Quelqu'un les suit, puis les dépasse, en se glissant le long des haies, au fond des fossés pleins d'herbes, parmi les touffes de ronces, de manière à se trouver caché sur leur passage. Lorsqu'ils se sont éloignés, l'autre va plus loin : il écoute, il entend ; les moindres paroles tintent comme des pièces d'argent dans cet air assoupi. 

Je ne crois plus à la popoye et à la camo-cruso, dont Maman Jouane me faisait si peur quand j'étais petite. Je songe plutôt à Miquel : tout lui est bon pour se cacher, car il se soucie peu des épines. 

Plus d'une fois, M. Sylvère s'arrête ou se retourne brusquement :

- On marche par là, vous n'entendez pas ? On nous regarde.

- Bien sûr qu'on marche et que des milliers d'yeux nous regardent ! répond Mademoiselle. Les bêtes de la nuit ont leur vie à débattre. Laissons-les tranquilles. Ces secrets ne nous appartiennent pas.""

Avec trois pages consacrées à La Vie Littéraire en 1931 : La fin de Manon ; Vignettes et coquilles ;  les livres nouveaux.

La Petite Illustration, revue hebdomadaire publiant des pièces nouvelles dans les théâtres de Paris, des romans inédits, des poèmes, des critiques littéraires et dramatiques, des variétés cinématographiques, et adressée aux seuls souscripteurs de l'Illustration.

Editons L'Illustration 1931. #Raymond Escholier, #roman populaire 1930, #romans en feuilletons, #critique littéraire 1930, #La Petite Illustration,  #L'Illustration, 

Description : Deux livrets brochés agrafés, , format 30 cm x 20 cm. état correct. petite tache sur la couverture du tome 3.

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