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La sœur aînée, Auguste-Marc-Bayeux (1829-1882) - roman - Reliure ancienne dos en cuir. "A Marie Augustine, ma sœur - Elle fut, d'abord, une toute petite fille blonde ; et comme on nous élevait à la campagne, là-bas, en Normandie, sur le bord de la mer, où il pleut souvent, on lui donna de petits sabots pour marcher dans les allées du jardin. J'étais son aîné de sept ans, et je me vantais déjà d'être un homme. Je la faisais courir de force, puis quand elle tombait, avec ses petits sabots, je me fâchais. Plus tard, à Paris, elle fut une jeune belle fille brune ; spirituelle, et bonne, quoique un peu ailière. J'étais presque son père, j'étais son tuteur ; mais quand ma plume chômait, son aiguille allait. Quand je me désespérais, elle venait avec notre mère et notre petite sœur, et me consolait en m'embrassant. Voilà toute notre histoire. Quand j'écrivis La Sœur Aînée, je la lui lus, car je la prenais souvent pour conseillère. Elle me dit : c'est ce que tu as écrit de meilleur. - Peut-être ce jugement venait-il de son cœur et se plaisait-elle à penser, à vingt ans, que si elle en avait eu trente, elle se serait dévouée pour moi en sœur aînée. Un jour de printemps, elle sortit. Il pleuvait. Comme ses petits sabots normands n'étaient plus de mise, elle eut les pieds mouillés. Elle rapporta un rhume. Six mois après, elle toussait, et bientôt se coucha pour attendre la mort. Sur son oreiller, je vis longtemps sa figure pâle et résignée. Elle mourut au moment où ce roman qu'elle aimait allait être publié dans la Presse. Voilà pourquoi je le lui dédie." éditions Paris : E. Dentu, 1863. #roman XIXe siècle, #écrivain XIXe siècle,
La sœur aînée, Auguste-Marc-Bayeux (1829-1882) - roman - Reliure ancienne dos en cuir.
"A Marie Augustine, ma sœur - Elle fut, d'abord, une toute petite fille blonde ; et comme on nous élevait à la campagne, là-bas, en Normandie, sur le bord de la mer, où il pleut souvent, on lui donna de petits sabots pour marcher dans les allées du jardin. J'étais son aîné de sept ans, et je me vantais déjà d'être un homme. Je la faisais courir de force, puis quand elle tombait, avec ses petits sabots, je me fâchais.
Plus tard, à Paris, elle fut une jeune belle fille brune ; spirituelle, et bonne, quoique un peu ailière. J'étais presque son père, j'étais son tuteur ; mais quand ma plume chômait, son aiguille allait. Quand je me désespérais, elle venait avec notre mère et notre petite sœur, et me consolait en m'embrassant. Voilà toute notre histoire.
Quand j'écrivis La Sœur Aînée, je la lui lus, car je la prenais souvent pour conseillère. Elle me dit : c'est ce que tu as écrit de meilleur. - Peut-être ce jugement venait-il de son cœur et se plaisait-elle à penser, à vingt ans, que si elle en avait eu trente, elle se serait dévouée pour moi en sœur aînée.
Un jour de printemps, elle sortit. Il pleuvait. Comme ses petits sabots normands n'étaient plus de mise, elle eut les pieds mouillés. Elle rapporta un rhume. Six mois après, elle toussait, et bientôt se coucha pour attendre la mort. Sur son oreiller, je vis longtemps sa figure pâle et résignée. Elle mourut au moment où ce roman qu'elle aimait allait être publié dans la Presse. Voilà pourquoi je le lui dédie."
éditions Paris : E. Dentu, 1863. #roman XIXe siècle, #écrivain XIXe siècle,
Description : livre relié, dos de couverture en cuir, 364 pages, format 18 cm x 12 cm. mauvais état : il manque la page de titre. De grosses rousseurs sur certaines pages.