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R Georges Courteline, Les Linottes, Le Train de 8h47 - reliure plein cuir, numérotée

Les Linottes, Lieds de Montmartre, suivi de Le train de 8h47, Scènes de la Vie de Caserne, par Georges Courteline - très belle reliure ancienne plein cuir - Exemplaire numéroté 181 sur 1500 - Belles illustrations de Zig Brunner, et d'André Gailland. 

Les Linottes, Lieds de Montartre, illustrations de Carlègle - "De tous les livres que j'ai écrits, il n'en est pas qui m'ait donné plus de joie et de douceur à l'écrrie que celui des Linottes. Chaque ligne, chaque syllabe est un rappel des heures lointaines qui furent les débuts de ma vie. C'est à Montmartre que je les vécus, ces heures, tant il semble que, Montmartre et moi, avions été faits l'un pour l'autre. (..)

La maison où je grandis aux côtés de mes parents et que j'ai tenté, dans les Linottes, d'évoquer sous le nom de la Villa Bon-Abri, occupait le N°40 de la rue de la Fontenelle, devenue plus tard rue de la Barre. (..) Montmarre se présentait alors, et, pendant de longues années encore, devait se présenter sous l'aspect d'un village - qui'l était en réalité - avec ses pensionnats de volailles dans l'effarement desquelles le passant perdait pied, et ses ménages de canards barbottant à la queue le leu par les ruisseaux de la place du Tertre. Des fermes y voisinaient le long de la rue Norvins, entrebâillant leurs lourdes portes, d'où partaient des tiédeurs odorantes de crèches, sur des croupes d'acajou encroûtées de buses séchées. (...)

Le train de 8h47, suivi de : Scènes de la vie de caserne, illustrations de Lucien Boucher - "La Guillaumette, que le médecin-major avait la veille exempté de bottes vingt-quatre heures, coupa encore à la manœuvre de matin-là. 

Editions Littéraires de France, 28 rue d'Assas Paris, sans date, 1930. #Georges Courteline, #Montmartre, #armée XIXe siècle, édition numérotée, #éditions littéraires de France, #reliure ancienne cuir, 

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Description

Les Linottes, Lieds de Montmartre, suivi de Le train de 8h47, Scènes de la Vie de Caserne, par Georges Courteline - très belle reliure ancienne plein cuir - Exemplaire numéroté 181 sur 1500 - Belles illustrations de Zig Brunner, et d'André Gailland. 

Cet exemplaire fait partie d'une collection de livres avec la même reliure plein cuir, de Georges Courteline et Emile Zola, classés dans la catégorie "Reliures anciennes cuir".  (Titres classés alphabétiquement commençant par la lette "R" )

Les Linottes, Lieds de Montartre, illustrations de Carlègle - "De tous les livres que j'ai écrits, il n'en est pas qui m'ait donné plus de joie et de douceur à l'écrrie que celui des Linottes. Chaque ligne, chaque syllabe est un rappel des heures lointaines qui furent les débuts de ma vie. C'est à Montmartre que je les vécus, ces heures, tant il semble que, Montmartre et moi, avions été faits l'un pour l'autre, de 1865 qui me vit, le derrière montré aux passants, occupé à tapoter des pâtés de sable du plat de ma pelle de bois blanc, à 1871, époque où la vie de famille fit place pour moi à la vie de collège et la vagabonderie turbulente de la rue aux tristesses provinciales qui devaient pleuvoir sur moi de 1871 à 1878, du haut de la Cathédrale de Meaux, avec les heures, leurs demies et leurs quarts. 

La maison où je grandis aux côtés de mes parents et que j'ai tenté, dans les Linottes, d'évoquer sous le nom de la Villa Bon-Abri, occupait le N°40 de la rue de la Fontenelle, devenue plus tard rue de la Barre. (..) Montmarre se présentait alors, et, pendant de longues années encore, devait se présenter sous l'aspect d'un village - qui'l était en réalité - avec ses pensionnats de volailles dans l'effarement desquelles le passant perdait pied, et ses ménages de canards barbottant à la queue le leu par les ruisseaux de la place du Tertre. Des fermes y voisinaient le long de la rue Norvins, entrebâillant leurs lourdes portes, d'où partaient des tiédeurs odorantes de crèches, sur des croupes d'acajou encroûtées de buses séchées. (...)

Je revois les dimanches de beau temps, les invasions de Parisiens grimpés au sommet de la Butte chargés de boustifailles diverses, de paniers dont se soulevaient les couvercles sur des pâtés aux allures de forteresses, des quartiers de veau en gelée, des goulots de Champagne et des litres de café froid. C'était alors les agapes bon enfant dans les herbes des pelouses parsemées de pâquerettes, les fusées de rire, les chansons à la mode, lancée naguère par Thérésa : la Gardeuse d'ours, le Chemin du moulin, le Saqpeur. Et la journée passait vite, s'achevait enfin dans le crépuscule venu des lointains horizons, tandis que des lampions bleus et rouges s'allumaient, tout seuls semblait-il, dans les feuillages des platanes."

Le train de 8h47, suivi de : Scènes de la vie de caserne, illustrations de Lucien Boucher - "La Guillaumette, que le médecin-major avait la veille exempté de bottes vingt-quatre heures, coupa encore à la manœuvre de matin-là. 

En bras de chemise, la pipe aux lèvres, appuyé des deux coudes au garde-fou de la fenêtre, il assista au départ des camarades. 

Quand l'officier, le sabre au clair, eut lancé le commandement : "En avant !" et que la colonne se fut mise en branle, dans un grand bruit de sabots battant le sol et de ferrailles entrechoquées, il demeura, immobile, suivant le mouvement avec une indifférence paisible de petit bourgeois qui regarde passer les soldats, ricanant silencieusement à la lutte du brigadier Bourre et de son cheval Macadam, une bête têtue et vicieuse, décidée à ne rien savoir, qui, les deux éperons dans le ventre, se cabrait, donnait de la croupe de la droite et de gauche, tournait obstinément su place. 

- Dites donc, Bourrer, fit l'officier d'une voix calme, quand vous voudrez bien, mon garçon. 

Entre ses dents et le tuyau de sa pipe, La Guillaumette étouffa un grognement, et, sans qu'on pût savoir au juste auquel l'épithète s'adressait, de l'officier ou du cheval: 

 - Salle rosse ! murmura-t-il.

Tout de même, l'animal céda; il vint se placer en serre-file, et l'escadron, défilant sous le porche, s'engagea sur la grande route déjà toute blanche de soleil. Alors seulement la Guillaumette rentra, et, comme sa pipe était à bout, il la posa sur un coin de la table, - une table énorme, massive, une manière d'étal, où les culs graisseux des gamelles avaient entrecroisé de larges rosaces brunes."

Editions Littéraires de France, 28 rue d'Assas Paris, sans date, 1930. #Georges Courteline, #Montmartre, #armée XIXe siècle, édition numérotée, #éditions littéraires de France, #reliure ancienne cuir, 

Description : livre relié, couverture en cuir fin, titrage doré, 480 pages, format 20 cm x 15 cm. état intérieur correct. Le dos du dos de couverture est un peu fendu.

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