Ecrits sur l'Art, T2, Charles Baudelaire, 1971...
Un thé au Sahara, Paul Bowles, 1991 - roman...

Délires, André Baillon, 1931 - roman folie, psychiatrie

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Délires, André Baillon - roman - Ce livre s'appelle Délires. Délires avec un S. Cette lettre en soi n'a rien d'antipathique. Elle prend ici un petit air de pluriel. Encore s'il s'agissait de délires amoureux. Mais, dans les deux récits qui suivent, il est question du vrai délire, celui que les dictionnaires sérieux définissent par l'expression : perdre la boule. Si dans la première histoire, un personnage perd réellement la boule - provisoirement, espérons-le - dans la seconde, mon Dieu, les choses se passent d'une façon si simple, tellement dans l'ordre, que l'on se demandera : où est le délire ? Il est recommandable à chacun d'être en relations avec un ou deux psychiatres. Autrefois, ils portaient les cheveux longs, ramenés en arrière afin de ne rien cacher du front, Sorbonne auguste de la pensée. La crinière ne se porte plus en psychiatrie. Pas plus que l'hystérie d'ailleurs. L'hystérie est une blague et le psychiatre moderne ressemble à tout le monde. Seulement, il y a leur regard, leur premier coup d'œil, quand ils enveloppent et jugent un malade qui ne se doute pas que la consultation est déjà commencée. Le spectacle devient beau quand le malade, sans en avoir l'air, sait parfaitement que son médecin l'observe. Et le drame touche au pathétique, quand le médecin, et toujours sans en avoir l'air, poursuit son observation en sachant que le malade sait. De l'un à l'autre, c'et une guerre éternelle de petites ruses, tantôt cordiales, tantôt féroces, toujours chargées d'intelligence, car, sil le psychiatre a de la finesse, il n'est pas de malades plus malins, plus éveillés et, pour tout dire, plus subtilement sur leurs gardes que ceux qui se livrent.. ou ne se livrent pas à sa direction.  éditions Labor, Bruxelles, Librairie Valois, Paris, 1931. #éditioins rares, #livres épuisés, #folie, #psychiatrie, #psychiatres et malades

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Délires, André Baillon - roman - Ce livre s'appelle Délires. Délires avec un S. Cette lettre en soi n'a rien d'antipathique. Elle prend ici un petit air de pluriel. Encore s'il s'agissait de délires amoureux. Mais, dans les deux récits qui suivent, il est question du vrai délire, celui que les dictionnaires sérieux définissent par l'expression : perdre la boule. Si dans la première histoire, un personnage perd réellement la boule - provisoirement, espérons-le - dans la seconde, mon Dieu, les choses se passent d'une façon si simple, tellement dans l'ordre, que l'on se demandera : où est le délire ? Il est recommandable à chacun d'être en relations avec un ou deux psychiatres. Autrefois, ils portaient les cheveux longs, ramenés en arrière afin de ne rien cacher du front, Sorbonne auguste de la pensée. La crinière ne se porte plus en psychiatrie. Pas plus que l'hystérie d'ailleurs. L'hystérie est une blague et le psychiatre moderne ressemble à tout le monde. Seulement, il y a leur regard, leur premier coup d'œil, quand ils enveloppent et jugent un malade qui ne se doute pas que la consultation est déjà commencée. Le spectacle devient beau quand le malade, sans en avoir l'air, sait parfaitement que son médecin l'observe. Et le drame touche au pathétique, quand le médecin, et toujours sans en avoir l'air, poursuit son observation en sachant que le malade sait. De l'un à l'autre, c'et une guerre éternelle de petites ruses, tantôt cordiales, tantôt féroces, toujours chargées d'intelligence, car, sil le psychiatre a de la finesse, il n'est pas de malades plus malins, plus éveillés et, pour tout dire, plus subtilement sur leurs gardes que ceux qui se livrent.. ou ne se livrent pas à sa direction. Pour en revenir à l'S de Délires, le connaisseur d'âmes, au regard lucide, vous dira, en termes plus étudiés bien entendu, qu'entre ce qui se voit et ne se voit pas, entre l'écoulement d'au goutte à goutte et la cascade à gros bouillons, entre le délire forcené et le raisonnement qui suit en pax son bonhomme de chemin... sur une fausse piste, c'est comme dans certaine fable où le plus âne des trois n'est pas celui qu'on pense. Des mots, drame cérébral - Eve et Kiki, drame familial. 

éditions Labor, Bruxelles, Librairie Valois, Paris, 1931#éditioins rares, #livres épuisés, #folie, #psychiatrie, #psychiatres et malades

Description : livre broché cousu, couverture souple, 156 pages. format 18,5 cm x 12 cm. bon état intérieur, très propre. Les cahiers ont été mal découronnés, c'est pourquoi le bord des feuilles est hachuré. couverture tachée. 

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