Catégories

L'oiseau éventail, Christian Le Guillochet, 1995 - amour paternel, perte d'un fils,

L'oiseau éventail, Christian Le Guillochet - roman - Collection Palamos - 

"Le soleil déborde de partout et ensanglante le monde : pourtant, votre sang, en séchant, ne ferait qu'une petite croûte terrestre. Je veux plus que cela. Mon fils, mon fils épinglé par une seringue, pauvre papillon d'enfant qui n'avait pas encore tourmenté les fleurs, pauvre chenille d'homme, mon fils overdosé. Hiroshima a explosé dans ses veines, rompant toutes les digues. 

Je suis resté toute la nuit à le fixer, espérant que Dieu existe qu'il me le rendrait. Pour ce fils, qui n'était pas sortir de ma queue mais construit avec les certitudes de l'amour,  Dieu pouvait bien jouer Lazare une seconde fois. Tout le monde aurait approuvé, chanté, béni, adoré ; mais Dieu n'existe pas, et, le matin, j'étais soudé à la même place, et lui aussi, devant moi. Quand sont arrivés les autres masques pour l'arracher à ma vue insatiable, nous n'avons pas pu bouger, ils nous ont portés tous les deux. 

Je vous hais. Son image s'est imprimée à l'intérieur de mes paupières, c'est en fermant les yeux que je le vois le mieux. Je vous hais pour m'avoir rendu infirme d'amour." 

Editions Lucien Souny 1995#amour paternel, #perte d'un fils,

Lire la suiteShow less
3,50 € TTC
Référence:
9752
Aimer0
Ajouter à la comparaison0
Ajouter à la liste de souhaits
Description

L'oiseau éventail, Christian Le Guillochet - roman - Collection Palamos

"Le soleil déborde de partout et ensanglante le monde : pourtant, votre sang, en séchant, ne ferait qu'une petite croûte terrestre. Je veux plus que cela. Mon fils, mon fils épinglé par une seringue, pauvre papillon d'enfant qui n'avait pas encore tourmenté les fleurs, pauvre chenille d'homme, mon fils overdosé. Hiroshima a explosé dans ses veines, rompant toutes les digues. 

Je suis resté toute la nuit à le fixer, espérant que Dieu existe qu'il me le rendrait. Pour ce fils, qui n'était pas sortir de ma queue mais construit avec les certitudes de l'amour,  Dieu pouvait bien jouer Lazare une seconde fois. Tout le monde aurait approuvé, chanté, béni, adoré ; mais Dieu n'existe pas, et, le matin, j'étais soudé à la même place, et lui aussi, devant moi. Quand sont arrivés les autres masques pour l'arracher à ma vue insatiable, nous n'avons pas pu bouger, ils nous ont portés tous les deux. 

Je vous hais. Son image s'est imprimée à l'intérieur de mes paupières, c'est en fermant les yeux que je le vois le mieux. Je vous hais pour m'avoir rendu infirme d'amour." 

Editions Lucien Souny 1995. #amour paternel, #perte d'un fils,

Description : livre broché, couverture souple, 205 pages, format 23,5 cm x 15 cm. bon état.

Lire la suiteShow less
Détails du produit
9752
Avis
Aucun commentaire
16 autres produits dans la même catégorie :
Vous aimerez peut-être aussi

Menu

Créez un compte gratuit pour sauvegarder des articles aimés.

Se connecter

Créez un compte gratuit pour utiliser les listes de souhaits.

Se connecter