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L'arbre de vie, Ross Lockridge, 1958 - Amérique XIXe siècle, roman d'amour, guerre de Sécession, cinéma, Raintree County,
L'arbre de vie, Ross Lockridge - Raintree County, roman traduit de l'américain -
"Mr. John Wickliff Shawnessy, je suppose ?
- Oui, répondit celui-ci en souriant. Il cherchait la femme dont il avait entendu la voix dans la pénombre du petite bureau de poste. tout cela lui paraissait assez invraisemblable. Il était sorti quelques instants auparavant pour assister aux cérémonies organisées en l'honneur du sénateur, dont le train était attendu d'un moment à l'autre en gare de Wyacross. (...)
Puis soudain il s'était retrouvé devant le bureau de poste, regardant à travers la prote vitrée où se réfléchissaient son visage encore jeune et candide pour ses cinquante-trois ans, ses sourcils interrogateurs, ses yeux bleus aveuglés de soleil, sa chevelure sombre aux reflets de feu. Il commençait juste à lisser ses longues moustaches et à ajuster son large nœud de cravate quand la foule le pressa contre la porte. Celle-ci s'ouvrit brusquement et alors, il entendit cette voix de femme. Il ferma la porte, les bruit de la foule se fondit en rumeur.
"Je t'attendais, Johnny,, dit-elle d'une voix sourde. Où étais-tu ?
- J'allais accueillir le sénateur. Y a-t-il... Y-a-t-il du courrier pour moi ? Il s'avança doucement vers le guichet où, dans l'obscurité, un visage le regardait.
- Quelques lettres gravées dans la pierre, dit la voix. Fragments d'run langage oublié. Je prends ma plume et je m'assieds.
La femme était étendue sur une dalle de pierre que l'on distinguait à l'endroit où se trouvait habituellement le guichet. Elle était couchée sur le ventre, le menton dans les mains. Sa chevelure dénouée était d'un brun doré. Elle avait les yeux verts énigmatiques, d'un grand félin. Un vague sourire arquait ses lèvres.
Elle était nue, son corps pâle s'estompait dans une attitude de langueur.
Editions Stock 1958. #Amérique XIXe siècle, #Raintree County, #Sud des Etats-Unis, #guerre de Sécession, #Elizabeth Taylor.
L'arbre de vie, Ross Lockridge - Raintree County, roman traduit de l'américain -
"Mr. John Wickliff Shawnessy, je suppose ?
- Oui, répondit celui-ci en souriant. Il cherchait la femme dont il avait entendu la voix dans la pénombre du petite bureau de poste. tout cela lui paraissait assez invraisemblable. Il était sorti quelques instants auparavant pour assister aux cérémonies organisées en l'honneur du sénateur, dont le train était attendu d'un moment à l'autre en gare de Wyacross. Il avait marché sur la route nationale jusqu'au carrefour de la route du Comté, où il avait rejoint la foule qui de trois directions se dirigeait le Sud. Dans la cohue aux abords de la gare, l'éclat des parasols se mêlait aux taches sombres des hauts de forme. Jamais, sauf le dimanche, on n'avait vu plus de dix personnes dans cette rue, mais aujourd'hui il avait craint de ne pouvoir atteindre le quai où il devait accueillir le sénateur. La foule était si dense qu'il pouvait à peine avancer. Des femmes mal fagotées dans leurs robes d'été lui envoyaient des bourrades dans les reins. Des bourgeois, chaînes d'or au gousset, munis de lourdes cannes, se poussaient en jurant. De temps à autre une fanfare éclatait. Des pétards crépitaient sous les jupes des femmes et dans les jambes des chevaux. De cette masse de gens, émergeait des visages, la bouche ouverte, les yeux exorbités.
Puis soudain il s'était retrouvé devant le bureau de poste, regardant à travers la prote vitrée où se réfléchissaient son visage encore jeune et candide pour ses cinquante-trois ans, ses sourcils interrogateurs, ses yeux bleus aveuglés de soleil, sa chevelure sombre aux reflets de feu. Il commençait juste à lisser ses longues moustaches et à ajuster son large nœud de cravate quand la foule le pressa contre la porte. Celle-ci s'ouvrit brusquement et alors, il entendit cette voix de femme. Il ferma la porte, les bruit de la foule se fondit en rumeur.
"Je t'attendais, Johnny,, dit-elle d'une voix sourde. Où étais-tu ?
- J'allais accueillir le sénateur. Y a-t-il... Y-a-t-il du courrier pour moi ? Il s'avança doucement vers le guichet où, dans l'obscurité, un visage le regardait.
- Quelques lettres gravées dans la pierre, dit la voix. Fragments d'run langage oublié. Je prends ma plume et je m'assieds.
La femme était étendue sur une dalle de pierre que l'on distinguait à l'endroit où se trouvait habituellement le guichet. Elle était couchée sur le ventre, le menton dans les mains. Sa chevelure dénouée était d'un brun doré. Elle avait les yeux verts énigmatiques, d'un grand félin. Un vague sourire arquait ses lèvres.
Elle était nue, son corps pâle s'estompait dans une attitude de langueur.
Il fut troublé par cette nudité inattendue et triomphante. Le dos superbe et les flancs généreux réveillèrent ses souvenirs et ses désirs.
- Comment trouves-tu mon costume, Johnny ? demanda-t-elle d'une voix un peu moqueuse.
- Très seyant, dit-il.
Son rire emplit la pièce et raisonna dans le coin sombre où elle était étendue. Il s'aperçut que la dalle de pierre ressemblait à un divan légèrement incliné, avec ses pieds énormes. Il essaya de comprendre ce que cette apparition signifiant en ce jour de fête nationale."
Editions Stock 1958. #Amérique XIXe siècle, #Raintree County, #Elizabeth Taylor.
Description : livre broché, couverture souple, 315 pages, format 20 cm x 14,5 cm. état intérieur correct, usure de couverture, quelques pages au coin corné.