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Les Fleurs du Mal, Charles Baudelaire, édition définitive 1868 - poésie XIXe s., littérature XIXe siècle, relié dos cuir

Les Fleurs du Mal, Charles Baudelaire, édition définitive 1868 - poésie XIXe s., littérature XIXe siècle, relié dos cuir

Les Fleurs du Mal, édition définitive, Charles Baudelaire - orné d'un beau portrait gravé sur acier - Belle reliure au dos en cuir. Collection Bibliothèque contemporaine, Charles Baudelaire, Œuvres complètes I. 

Précédée d'une notice par Théophile Gautier : "La première fois que nous rencontrâmes Baudelaire, ce fut vers le milieu de 1849, à l'hôtel Pimodan où nous occupions, près de Fernand Boissard, un appartement fantastique qui communiquait avec le sien par un escalier dérobé caché dans l'épaisseur du mur, et que devaient hanter les ombres des belles dames aimées jadis de Lauzun. (...) 

Son aspect nous frappa : il avait les cheveux coupés très-ras et du plus beau noir; ces cheveux, faisant des pointes régulières sur le front d'une éclatante blancheur, le coiffaient comme une espèce de casque sarrasin; les yeux, couleur de tabac d'Espagne, avaient un regard spirituel, profond, et d'une pénétration peut-être un peu trop insistante; quant à la bouche, meublée de dents très-blanches, elle abritait, sous une légère et soyeuse moustache ombrageant son contour, des sinuosités mobiles, voluptueuses et ironiques comme les lèvres des figures peintes par Léonard de Vinci. (...)  le cou, d'une élégance et d'une blancheur féminine, apparaissait dégagé, partant d'un col de chemise rabattu et d'une étroite cravate en madras des Indes et à carreaux. Son vêtement consistait en un paletot d'une étoile noire lustrée et brillante, un pantalon noisette, des bas blancs et des escarpins vernis, le tout méticuleusement propres et corrects, avec un cachet voulu de simplicité anglaise et comme l'intention de se séparer du genre artiste, à chapeaux de feutre mou, à vestes de velours, à vareuses rouges, à barbe prolixe et crinière échevelée. Rien de trop frais ni de trop voyant dans cette tenue rigoureuse. "

éditions Calman-Lévy, sans date, 1868 - #poésie XIXe siècle, #Charles Baudelaire, #poèmes Baudelaire, #poètes XIXe siècle, #Théophie Gautier, #littérature XIXe siècle, #reliures anciennes.

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Les Fleurs du Mal, édition définitive, Charles Baudelaire - orné d'un beau portrait gravé sur acier - Belle reliure au dos en cuir. Collection Bibliothèque contemporaine, Charles Baudelaire, Œuvres complètes I. 

Précédée d'une notice par Théophile Gautier : "La première fois que nous rencontrâmes Baudelaire, ce fut vers le milieu de 1849, à l'hôtel Pimodan où nous occupions, près de Fernand Boissard, un appartement fantastique qui communiquait avec le sien par un escalier dérobé caché dans l'épaisseur du mur, et que devaient hanter les ombres des belles dames aimées jadis de Lauzun. (...) Charles Baudelaire était encore un talent inédit, se préparant dans l'ombre pour la lumière, avec cette volonté tenace qui, chez lui, doublait l'inspiration ; mais son nom commençait déjà à se répandre chez les poètes et les artistes avec un certain frémissement d'attente, et la jeune génération, venant après la grande génération de 1830, semblait compter sur lui. Nous avions souvent entendu parler de lui, mais nous ne connaissions aucune de ses œuvres. 

Son aspect nous frappa : il avait les cheveux coupés très-ras et du plus beau noir; ces cheveux, faisant des pointes régulières sur le front d'une éclatante blancheur, le coiffaient comme une espèce de casque sarrasin; les yeux, couleur de tabac d'Espagne, avaient un regard spirituel, profond, et d'une pénétration peut-être un peu trop insistante; quant à la bouche, meublée de dents très-blanches, elle abritait, sous une légère et soyeuse moustache ombrageant son contour, des sinuosités mobiles, voluptueuses et ironiques comme les lèvres des figures peintes par Léonard de Vinci; le nez, fin et délicat, un peu arrondi, aux narines palpitantes, semblait subodorer de vagues parfums lointains; une fossette vigoureuse accentuait le menton comme le coup de pouce final de statutaire; les joues, soigneusement rasées, contrastaient par leur fleur bleuâtre que veloutait la poudre de riz, avec les nuances vermeilles des pommettes; le cou, d'une élégance et d'une blancheur féminine, apparaissait dégagé, partant d'un col de chemise rabattu et d'une étroite cravate en madras des Indes et à carreaux. Son vêtement consistait en un paletot d'une étoile noire lustrée et brillante, un pantalon noisette, des bas blancs et des escarpins vernis, le tout méticuleusement propres et corrects, avec un cachet voulu de simplicité anglaise et comme l'intention de se séparer du genre artiste, à chapeaux de feutre mou, à vestes de velours, à vareuses rouges, à barbe prolixe et crinière échevelée. Rien de trop frais ni de trop voyant dans cette tenue rigoureuse. Charles Baudelaire appartenait à ce dandysme sobre qui râpe ses habits avec du papier de verre pour leur ôter l'éclat endimanché et tout battant neuf si cher au philistin et si désagréable pour le vrai gentleman."

Spleen et idéal - Tabeaux parisiens - Le vin - Fleurs du Mal - Révolte - La mort -

éditions Calman-Lévy, sans date, 1868 - #poésie XIXe siècle, #Charles Baudelaire, #poèmes Baudelaire, #poètes XIXe siècle, #Théophie Gautier, #littérature XIXe siècle, #reliures anciennes.

Description : livre relié, couverture aux plats cartonnés, dos en cuir, 411 pages. état correct, petites taches d'encre sur la première page, cuir du dos de couverture un peu frotté.

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