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Sarn, Mary Webb - sorcellerie, village Angleterre, roman anglais, éditions Rencontre,

Sarn, Mary Webb - roman traduit de l'anglais - introduction de Jacques de Lacretelle - belle reliure des Editions Rencontre - 

"L'étang de Sarn. Ce fut à une veillée d'amour que je vis Kester pour la première fois. Et si, en ces temps nouveaux où des inventions singulières nous envahissent, où j'entends même dire que des machines à moissonner et à lier commencent à être en usage en quelques endroits du pays, on ne sait plus ce qu'est une veillée d'amour, ceux à qui il adviendra de lire ceci le sauront bientôt. Mais quoique ce fût la veillée d'amour de Jancis Begnildy, qui avait vingt-trois ans à cette époque (deux ans de plus que moi), ce n'est pas, toutefois, le début de l'histoire que je veux raconter. 

Kester dit que toutes les histoires, vraies ou inventées, remontent plus loin que les jours de l'enfance, oui plus loin même que le bébé dans son berceau de jonc. Peut-être n'avez-vous jamais dormi dans un berceau de jonc; mais nous autres l'avons tous fait, à Sarn. Il y a là tant de roseaux ! La vieille Beguildy était habile comme pas une pour les tresser sur des cercles de tonneaux. Puis on y fixait deux balanciers, et l'on avait un joli berceau vert et moelleux, où le bébé pouvait se sentir aussi à l'aise qu'une petite chenille dans son cocon, ou, comme disait Kester, un papillon prêt à naîtire. Kester a la marotte de parler ainsi. Jamais il ne dira des chenilles, mais par exemple: "Prue, il y a des tas de papillons prêts à naître sur nos choux." Il ne dira pas non plus c'est l'hiver", mais "l'été dort". Et il n'est bourgeon si petit ni si tristement coloré que Kester n'appelle "le début de la floraison". 

Mais le temps n'est  pas encore venu de parler de Kester. Ce que je veux raconter, c'est notre histoire à tous, à Sarn, celle de mère, de Gédéon et la mienne, celle de Jancis (qui était si belle),  du sorcier Beguildy et de deux ou trois autres qui vivaient là."

Editions Rencontre, Lausanne, sans date, vers 1960/1970. #sorcellerie, #Angleterre, 

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Sarn, Mary Webb - roman traduit de l'anglais - introduction de Jacques de Lacretelle - belle reliure des Editions Rencontre

"L'étang de Sarn. Ce fut à une veillée d'amour que je vis Kester pour la première fois. Et si, en ces temps nouveaux où des inventions singulières nous envahissent, où j'entends même dire que des machines à moissonner et à lier commencent à être en usage en quelques endroits du pays, on ne sait plus ce qu'est une veillée d'amour, ceux à qui il adviendra de lire ceci le sauront bientôt. Mais quoique ce fût la veillée d'amour de Jancis Begnildy, qui avait vingt-trois ans à cette époque (deux ans de plus que moi), ce n'est pas, toutefois, le début de l'histoire que je veux raconter. 

Kester dit que toutes les histoires, vraies ou inventées, remontent plus loin que les jours de l'enfance, oui plus loin même que le bébé dans son berceau de jonc. Peut-être n'avez-vous jamais dormi dans un berceau de jonc; mais nous autres l'avons tous fait, à Sarn. Il y a là tant de roseaux ! La vieille Beguildy était habile comme pas une pour les tresser sur des cercles de tonneaux. Puis on y fixait deux balanciers, et l'on avait un joli berceau vert et moelleux, où le bébé pouvait se sentir aussi à l'aise qu'une petite chenille dans son cocon, ou, comme disait Kester, un papillon prêt à naîtire. Kester a la marotte de parler ainsi. Jamais il ne dira des chenilles, mais par exemple: "Prue, il y a des tas de papillons prêts à naître sur nos choux." Il ne dira pas non plus c'est l'hiver", mais "l'été dort". Et il n'est bourgeon si petit ni si tristement coloré que Kester n'appelle "le début de la floraison". 

Mais le temps n'est  pas encore venu de parler de Kester. Ce que je veux raconter, c'est notre histoire à tous, à Sarn, celle de mère, de Gédéon et la mienne, celle de Jancis (qui était si belle),  du sorcier Beguildy et de deux ou trois autres qui vivaient là."

Sarn est le nom d'un étang, d'une ferme, d'une famille, dans une province reculée de l'Angleterre où les superstitions ancestrales, la sorcellerie ont plus de présence que la réalité des guerres napoléoniennes.

A travers l'histoire de Gédéon Sarn, ambitieux et cupide, et de sa sœur, la douce Prue que défigure un bec-de-lièvre, ce roman plein de bruit et de fureur, d'incendies, de poisons, d'enfants abandonnés, est une fable morale où l'ordre triomphe du désordre, où l'amour universel l'emporte sur la passion égoïste.

Editions Rencontre, Lausanne, sans date, vers 1960/1970. #sorcellerie, #Angleterre, 

Description : livre relié, couverture cartonnée, 420 pages, format 18 cm x 13 cm. bon état.

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