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Bethel Merriday, Sinclair Lewis, 1947 - roman d'amour,

Bethel Merriday, Sinclair Lewis, 1947 - roman d'amour,

Bethel Merriday, Sinclair Lewis, premier Américain à avoir obtenu le prix Nobel de littérature - traduit de l'anglais - 

C'était la première fois qu'on l'appelait actrice - Le 1er juin 1922, jour de son sixième anniversaire.

Il n'y avait ni projecteurs ni musique de scène, et son public se bornait à sa mère et à un petit chien qui la regardait non sans mélancolie derrière la fenêtre d'une pension de famille. Bethel n'en fit pas moins sensation. 

Elle se rendait avec sa mère à l'épicerie et, selon son habitude, courait en zig-zag à toutes jambes. Elle était petite, menue, toute féminine, mais c'était elle qui courait le mieux de tout le voisinage. 

Elle s'arrêta, puis se mit à avancer avec un bizarre sautillement, au ralenti. Devant elle marchait, en traînant bruyamment les pieds, une vieille dame aux épaules affaissées comme si elle avait abandonné tout espoir de réconfort et d'amour. toute sa vie s'était réfugiée dans les pieds, qui glissaient péniblement. Béthel s'efforça d'imiter cette marche déprimée, et y mit tant de sérieux, que, sous le poids des épaules fléchies, la nuque lui faisait mal, et que chaque pas nécessitait un effort effrayant. 

Sa mère intervint. - Mon Dieu, mais, Béthel, n'imite donc pas les gens comme ça, tu vas les offenser. 

La petite fille aux yeux noirs s'arrêta pour protester. - Oh! je ne l'imite pas! J'essaie d'être elle. Je peux être des tas de gens différents. 

Éditions Bordas, 1947.  #roman d'amour.

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Bethel Merriday, Sinclair Lewis, premier Américain à avoir obtenu le prix Nobel de littérature - traduit de l'anglais - 

C'était la première fois qu'on l'appelait actrice - Le 1er juin 1922, jour de son sixième anniversaire.

Il n'y avait ni projecteurs ni musique de scène, et son public se bornait à sa mère et à un petit chien qui la regardait non sans mélancolie derrière la fenêtre d'une pension de famille. Bethel n'en fit pas moins sensation. 

Elle se rendait avec sa mère à l'épicerie et, selon son habitude, courait en zig-zag à toutes jambes. Elle était petite, menue, toute féminine, mais c'était elle qui courait le mieux de tout le voisinage. 

Elle s'arrêta, puis se mit à avancer avec un bizarre sautillement, au ralenti. Devant elle marchait, en traînant bruyamment les pieds, une vieille dame aux épaules affaissées comme si elle avait abandonné tout espoir de réconfort et d'amour. toute sa vie s'était réfugiée dans les pieds, qui glissaient péniblement. Béthel s'efforça d'imiter cette marche déprimée, et y mit tant de sérieux, que, sous le poids des épaules fléchies, la nuque lui faisait mal, et que chaque pas nécessitait un effort effrayant. 

Sa mère intervint. - Mon Dieu, mais, Béthel, n'imite donc pas les gens comme ça, tu vas les offenser. 

La petite fille aux yeux noirs s'arrêta pour protester. - Oh! je ne l'imite pas! J'essaie d'être elle. Je peux être des tas de gens différents. 

- Ah! Mais c'est qu'on devient grande, à ce que je vois. J'ai bien peur que tu n'aimes à te faire remarquer, ma chérie, tu as une telle manière de réciter à haute voix, à l'école du dimanche!

- J'adore réciter: "Je te louerai Seigneur de tout mon cœur, je proclamerai les merveilles que tu as faites."

-  Je crois que te voilà partie pour faire du théâtre! Il me semble que, pour une  actrice, ce ne serait pas mal dit."

Éditions Bordas, 1947.  #roman d'amour.

Description : livre relié, couverture cartonnée, 367 pages, format 21 cm  x 13,5 cm. état correct, petite tache sur la couverture.

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