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Aux abois, Tristan Bernard, 1933 - romans français

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Aux abois, Tristan Bernard - roman - "La chambre où j'écris est au troisième étage d'un hôtel du Havre. Elle donne sur un des bassins. Mais à quoi bon décrire ce que je vois ? Ce n'est pas pour cela que j'ai pris la plume. J'écris pour moi tout seul. J'écris parce que je n'ai personne à qui parler. Et comme je ne veux pas que ces pages traînent, je les enverrai sous des initiales dans un bureau de poste de Paris, toujours le même pour ne pas me tromper. Je me regarde dans la glace, je ne suis ni beau ni laid, ni grand nit petit. J'ai trente-quatre ans. Il y a des personnes qui me donneront moins, d'autres plus. Mais quand je dirai mon âge, elles n'insisteront pas, car cette évaluation ne leur tient pas à cœur. (...) Je me suis marié de bonne heure, à vingt-quatre ans, et j'ai divorcé il y a trois ans. Ma femme me trompait. C'est moi qui ai pris les torts à mon compte. Ce n'était pas une mauvaise créature. Elle réfléchissait peu, c'est tout. Elle écoutait facilement les gens quand ils lui plaisaient. Moi, elle ne m'a pas écouté longtemps." Né à Besançon le 7 septembre 1866, il n'a cessé d'écrire depuis l'âge' le plus tendre, bien qu'il ait exercé diverses professions : industriel, avocat, directeur de Vélodrome. Tristan Bernard, chronique de grand ordre, a à son actif, tant au théâtre que dans le roman, des succès fameux. 

éditions Albin Michel, 1933#anciens romans, #éditions épuisées,

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Aux abois, Tristan Bernard - roman - "La chambre où j'écris est au troisième étage d'un hôtel du Havre. Elle donne sur un des bassins. Mais à quoi bon décrire ce que je vois ? Ce n'est pas pour cela que j'ai pris la plume. J'écris pour moi tout seul. J'écris parce que je n'ai personne à qui parler. Et comme je ne veux pas que ces pages traînent, je les enverrai sous des initiales dans un bureau de poste de Paris, toujours le même pour ne pas me tromper. Je me regarde dans la glace, je ne suis ni beau ni laid, ni grand nit petit. J'ai trente-quatre ans. Il y a des personnes qui me donneront moins, d'autres plus. Mais quand je dirai mon âge, elles n'insisteront pas, car cette évaluation ne leur tient pas à cœur. (...) Je me suis marié de bonne heure, à vingt-quatre ans, et j'ai divorcé il y a trois ans. Ma femme me trompait. C'est moi qui ai pris les torts à mon compte. Ce n'était pas une mauvaise créature. Elle réfléchissait peu, c'est tout. Elle écoutait facilement les gens quand ils lui plaisaient. Moi, elle ne m'a pas écouté longtemps."

Né à Besançon le 7 septembre 1866, il n'a cessé d'écrire depuis l'âge' le plus tendre, bien qu'il ait exercé diverses professions : industriel, avocat, directeur de Vélodrome. Tristan Bernard, chronique de grand ordre, a à son actif, tant au théâtre que dans le roman, des succès fameux. 

éditions Albin Michel, 1933#anciens romans, #éditions épuisées,

Description : livre broché cousu, couverture souple, 248 pages. format 19 cm x 12 cm. bon état. petite déchirure au coin du premier plat de couverture. signature manuscrite sur la page de garde.

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