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Aussi loin que mes pas me portent, Joseph-Martin Bauer, 1957 - Russie, traversée de Sibérie, évadé d'un camp de prisonniers

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Aussi loin que mes pas me portent, Joseph-Martin Bauer - "So Weit die Füsse Tragen" traduit de l'allemand par Eugène Bestaux - Après trois ans de séjour dans une mine de plomb, non loin du cap Oriental, sur la mer de Béring, à l'extrémité de la Sibérie du Nord, un prisonnier de guerre allemand réussit à s'évader. Et, trois ans et deux mois plus tard, le 22 décembre 1952, il rentre enfin dans son pays, après des aventures, des souffrances qu'il n'est plus lui-même en état de raconter et dont il a confié le récit à Joseph-Martin Bauer. Il faut suivre le héros du livre sur la carte pour se rendre à peu près compte de ce que représente ce voyage à travers les tempêtes de neige, les plaine glacées, les toundras marécageuses, les taïgas couvertes de forêts presque impénétrables, parmi les peuples à moitié sauvages - mais si hospitalières - des Yacoutes et des Toungouses, éleveurs de rennes ou de chiens, parmi les chercheurs d'or, les criminels, les loups, sous la torture du froid, de la faim, de la soif, dan l'immense misère de la nostalgie, du désespoir et de la peur. La peur , C'est là peut-être la plus terrible aventure de cet homme énergique, courageux, intelligent robuste, mais que le mal du plomb a déjà irrémédiablement touché. La peur, mais aussi le sentiment de sa déchéance chaque jour plus accentuée, de l'inutilité de son effort toujours recommencé malgré tout.  éditons Calmann-Lévy 1957. #Sibérie, #U.R.S.S., #froid sibérien, #plaines de Sibérie, #Yacoutes, #Toungouses, #évadé camp russe, #prisonniers allemands, #traversée de la Sibérie, #biographie, #roman d'aventure, #littérature allemande, #écrivain allemand

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Aussi loin que mes pas me portent, Joseph-Martin Bauer - "So Weit die Füsse Tragen" traduit de l'allemand par Eugène Bestaux - Après trois ans de séjour dans une mine de plomb, non loin du cap Oriental, sur la mer de Béring, à l'extrémité de la Sibérie du Nord, un prisonnier de guerre allemand réussit à s'évader. Et, trois ans et deux mois plus tard, le 22 décembre 1952, il rentre enfin dans son pays, après des aventures, des souffrances qu'il n'est plus lui-même en état de raconter et dont il a confié le récit à Joseph-Martin Bauer. Il faut suivre le héros du livre sur la carte pour se rendre à peu près compte de ce que représente ce voyage à travers les tempêtes de neige, les plaine glacées, les toundras marécageuses, les taïgas couvertes de forêts presque impénétrables, parmi les peuples à moitié sauvages - mais si hospitalières - des Yacoutes et des Toungouses, éleveurs de rennes ou de chiens, parmi les chercheurs d'or, les criminels, les loups, sous la torture du froid, de la faim, de la soif, dan l'immense misère de la nostalgie, du désespoir et de la peur. La peur , C'est là peut-être la plus terrible aventure de cet homme énergique, courageux, intelligent robuste, mais que le mal du plomb a déjà irrémédiablement touché. La peur, mais aussi le sentiment de sa déchéance chaque jour plus accentuée, de l'inutilité de son effort toujours recommencé malgré tout.

Plus peut-être d'ailleurs que le désir de revoir son pays, sa femme, ses enfants, ce qui le pousse à reprendre toujours de nouveau sa marche vers l'inconnu de plus en plus incertain, pendant dix mille kilomètres, c'est la volonté inconsciente d'aller s'acquitter du message que lui a confié à son départ pour sa femme le médecin du camp qui, sachant qu'il va mourir d'un cancer, renonce  tenter l'évasion. Un livre sur la Sibérie inspiré par des expériences si douloureuses, on se l'imagine à priori tout rempli de récriminations, de regrets, de rancœurs. Eh bien, non. Dans cette âme ravagée par toutes les misères physiques et morales, aucune amertume ne se manifeste jamais à l'égard de cette terre  "si douce, même quand elle est la plus cruelle". Après mille dangers, accidents, retours en arrière, surprises, lorsqu'il est enfin rentré chez lui, ce prisonnier qui, pourtant, n'a rien d'un saint ni d'un mystique, continuera à vivre dans l'effroi et l'admiration de cette formidable et admirable Sibérie qui fut pour lui si miséricordieuses et qu'il ne cesse pas d'aimer, bien qu'une ultime tristesse lui ait été réservée : ses yeux ont perdu la faculté de distinguer les couleurs et sa mémoire n'est plus capable de séparer l'essentiel de l'accessoire, les détails de l'ensemble. Livre à la fois fascinant et poignant et qu'on ne peut lire sans la plus profonde et la plus déchirante émotion. 

éditons Calmann-Lévy 1957#Sibérie, #U.R.S.S., #froid sibérien, #plaines de Sibérie, #Yacoutes, #Toungouses, #évadé camp russe, #prisonniers allemands, #traversée de la Sibérie, #biographie, #roman d'aventure, #littérature allemande, #écrivain allemand

Description : livre broché cousu, couverture souple, 371 pages, format 21,5 cm x 14 cm. bon état intérieur. La couverture a quelques "piqûres". 

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